Histoire

Aperçu historique de 175 années de Fêtes de Gand

Au 19ième siècle, chaque quartier ou secteur à Gand avait sa propre fête le dimanche, où la bière coulait abondamment. La  "populace" travaillait d’arrache-pied six jours sur sept, souvent pour un salaire de misère. L’absentéisme dans les usines, le lundi matin, était dès lors remarquablement élevé.

Une grande fête pour tout le monde

En 1843, la Municipalité décidait de réunir toutes les festivités en une seule “Kermesse Générale”. De cette façon, les industriels essayaient d’éviter l’absentéisme des travailleurs le lundi.Les premières Kermesses Générales se tenaient à Sint-Denijs-Westrem, à l’emplacement actuel de "Flanders Expo". La plupart de l’argent était réservé aux courses de chevaux, les travailleurs devaient se contenter des restants. Au début du vingtième siècle la fête se déplaçait vers le centre-ville, où se tenait entre autres le "Bal Populaire" traditionnel au Kouter. L’aristocratie fêtait du côté pavé du square, la “populace” sur le côté poussiéreux et non aménagé. Au bout d’un certain temps, le Bal se transformait cependant en une grande fête populaire.

Trop de concurrence

La première moitié du 20ième siècle, les deux Guerres Mondiales gâchaient tout. A la suite de la Première Guerre Mondiale, les Fêtes de Gand étaient animées par des personnes tels que le chanteur de chansons populaires Karel Waerie et l’artiste de revue Henri Van Daele; à la suite de la Seconde Guerre Mondiale, ils s’affaissaient. Le programme n’était pas renouvelé et en outre, les Gantois pouvaient graduellement se permettre d’autres “luxes”. Ils s’achetaient une voiture et la Côte belge tout comme l’étranger devenaient les nouvelles destinations de vacance. Gand se dépeuplait lors de ses propres Fêtes.

Renaissance des Fêtes!

Vers la fin des années soixante, quelques figures alternatives insufflaient une nouvelle vie pour les Fêtes de Gand. Autour du café Trefpunt (Bij Sint-Jacobs), ils se réunissaient pour une fête populaire modeste, plein d’atmosphère, hospitalité et musique. La communauté turque était également invitée à participer aux festivités..
 
Le succès fut immédiat: 1969 est généralement considéré comme “le nouveau départ” des Fêtes de Gand. Le Groentenmarkt et le Korenmarkt suivaient l’exemple. Lentement, l’intérêt des Gantois pour leurs propres Fêtes était de retour. Même la Municipalité, hostile aux "hippies" du Trefpunt, organisait sa propre version des fêtes au Sint-Baafsplein, certes selon un style tout à fait caractéristique de divertissement insipide.
 
Lors des années soixante-dix et quatre-vingt, les Fêtes de Gand continuaient à s’étendre. Des centaines de milliers de visiteurs se rendaient à Gand pour fêter. Tout le monde voulait avoir sa part du gâteau: patrons de café, commerçants, vendeurs de saucisses. Les Fêtes recevaient la réputation (fâcheuse) de “kermesse de bière et de boudin”. Il était devenu temps pour un bouleversement.

Gand, ville culturelle effervescente

Au début des années quatre-vingt-dix, la Municipalité décidait de consacrer d’avantage d’attention au niveau culturel des Fêtes de Gand. Le "Festival International des Marionnettistes” ainsi que le “Festival International du Théâtre de Rue” devenaient les nouveau point d’orgueil. Aujourd’hui, les Fêtes de Gand sont le plus grand festival culturel en plein air en Europe. Dix jours durant, avec 4 festivals internationaux, le Festival du Théâtre de Rue (appelé MiramirO depuis 2008), le Festival International des Marionnettistes, le festival de dance 10 Days Off et, depuis 2002, le Blue Note Records Festival (appelé Gent Jazz Festival depuis 2008). De la musique gratuite sur quasiment tous les squares et de centaines d’activités à l’intérieur. Un événement unique à chérir!

Pour le plus amples d'information, consultez le site web.

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